Médias africains, un maillon du changement climatique

« La couverture médiatique est importante. Tout le monde aura besoin d’en savoir plus sur les changements climatiques. Et les journalistes font partie de la réponse« , a déclaré Anne-Sophie Ricco, responsable de projets / Département Afrique de CFI, une agence française de coopération médias financée par le ministère français des affaires étrangères. A ce propos, CFI a lancé un projet intitulé «Médias 21: Journalisme et changement climatique ».

Médias 21 Afrique a commencé avec une formation au bénéfice de 11 journalistes issus de radios de proximité malgaches ( Fianarantsoa du 27 avril au 8 mai). Le projet continue actuellement à Nairobi (Kenya) avec une formation et un coaching de six mois de journalistes web et blogueurs de Tanzanie, Kenya et Madagascar dont je fais partie. Le but de cette formation est de trouver de nouvelles méthodes pour parler du changement climatique en Afrique.

Crédit photo: Andrew Chale

Formation Médias 21 Afrique – Crédit photo: Andrew Chale, blogueur tanzanien

Médias 21 Afrique vise à préparer ces journalistes web et blogueurs pour une couverture professionnelle de la Conférence COP21 qui se tiendra à Paris en décembre 2015. Les experts formateurs sensibilisent les participants à trouver les meilleurs angles pour mieux traiter les sujets de changement climatique. En effet, CFI est conscient du rôle majeur que jouent les médias dans leur communauté respective pour remédier à la faible couverture actuelle du changement climatique. « Parce qu’en parlant de ce sujet, les médias peuvent sauver des vies« , a souligné Duncan Mboyah, journaliste kenyan et un des formateurs pour ce projet.

On remarque que la situation dans les trois pays africains représentés dans ce projet est assez similaire. Par exemple, le Kenya a récemment connu une sécheresse et des inondations. Pour Madagascar, les médias ont parlé du sud du pays qui souffre de la sécheresse et de la famine et au même moment, la capitale a des problèmes d’inondation et d’éboulements de sol. Ce n’est malheureusement pas suffisant. Sophia Wambi Mbugua, journaliste indépendant du Kenya, a justement mentionné un problème commun à la plupart de la presse africaine: « Partager des faits ne suffit pas. Les médias devraient aussi mettre en évidence la raison pour laquelle le pays connaît ces problèmes« .

En tant que blogueuse, je suis consciente du rôle que je peux jouer dans cette lutte et la contribution que je peux apporter au cas de Madagascar. En effet, le changement climatique est mondial et, malheureusement, la Grande Ile n’est pas épargnée. Nous ne pouvons plus rester sans rien faire. J’ai retenu un conseil important lors de cette formation Médias 21 à Nairob i: « mettre des visages sur le problème est un excellent moyen de cibler plus de gens« . Et aller à la rencontre de ces gens fait partie même de l’existence de ce blog.

Ce serait une erreur de croire que parler du changement climatique ne concerne que le système écologique. En fait, il touche tout aussi bien d’autres domaines tels que la politique, la société, la santé, l’économie. C’est toute la force du journaliste d’étudier la question sur tous les angles possibles. Un bel exemple: Vonjy Radasimalala, journaliste de L’Express de Madagascar a publié que faire partie des pays moins avancés peut jouer en faveur de Madagascar. Après la COP21, l’île pourrait bénéficier d’une aide financière pour répondre à ses problèmes de changement climatique.

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