Liebster Blog Award: Ampela Miblaogy se prête au jeu
Posté par ariniaina dans Non classé le 10 mai 2013
Le Liebster Blog commence à circuler pas mal sur la blogosphère et le virus a atteint Mondoblog. C’est un prix que l’on décerne à un blog qu’on aime. Je prends alors ma nomination par Ameth Dia comme un compliment. Et voilà, qu’en préparant ce billet, j’apprends que je viens également d’être citée par Emile Bela et par Boukari Ouédraogo. Que puis-je dire? Je suis tout simplement triplement honorée. Merci les amis!
Quelles sont les règles du jeu?
Alors voilà, tout d’abord, je dois mettre un lien renvoyant vers le blog qui m’a récompensé. C’est fait! Ensuite, je dois dévoiler 11 choses sur moi, répondre aux 11 questions posées par le blogueur qui m’a nommé. Puis, je vais nommer 11 autres blogs et leur poser 11 nouvelles questions.
11 choses sur moi
1. Je suis malgache. Mon nom l’est aussi et il est imprononçable. Juste pour vous embêter, je vous le donne: Lalatiana Rahariniaina. Allez, exercez-vous!
2. Je suis mariée à un blogueur malgache. Et non, ce n’est pas grâce au blogging que je l’ai rencontré comme beaucoup le supposent.
3. Je suis une fière maman d’un bonhomme de presque 2 ans. Il n’est pas rare qu’on l’emmène à des évènements autour du blog ou des TIC. Va-t-il alors devenir blogueur ou geek?
4. Avant d’être blogueuse, j’étais poète. Mais mon inspiration pour la poésie s’est endormie. J’espère la retrouver. Ariniaina était déjà mon pseudonyme en ce temps-là.
5. Je n’ai pas peur de toucher les caméléons. Et il y en de petits comme de gros à Madagascar. Tiens, j’ai une petite anecdote. Un jour, venant de dehors, j’ai entendu des enfants crier « caméléoooon!« . J’ai couru, pris le caméléon et l’ai déposé sur un arbre plus loin. Les dames, témoins de la scène, ont applaudi mon bravoure en croyant que je viens de leur sauver la vie. Ce qu’elles ne savent pas c’est que mon geste était pour épargner le caméléon des griffes des enfants.
6. Photographe autodidacte, je suis encore loin d’être une experte. Je me suis intéressée à la photographie depuis ma tendre enfance. Je me souviens ma mère, en rogne, m’a reproché d’avoir gâché les pellicules, au temps des appareils analogiques, en prenant des photos de paysage et de chevaux.
7. J’adore faire la cuisine. J’aime surtout concocter des plats malgaches. D’ailleurs, j’ai décidé de partager des recettes sur ce blog.
8. J’adore le riz. On me le reproche souvent quand je suis à l’étranger et que j’en réclame. Pour ceux qui ne le savent pas, les malgaches mangent 3 fois (enfin, d’autres 2) de riz par jour.
9. En accompagnement avec le riz, mon mets favori est le anamamy (une sorte de brède) cuit avec de la viande.
10. Je suis une grande fan de dessins animés et de films d’animation. Plus jeune, il m’est souvent arrivé de ne pas aller à l’église juste parce qu’il y a un nouveau D.A. qui passait à la télé.
11. Je rêve de faire le tour de tout Madagascar et de partager mes expériences sur mon blog. (Au départ, c’est le but même de ce blog mais voyage rime avec argent, et je manque de moyens pour le moment)
Les questions qui m’ont été posée
Désolée les amis, mais avec 3 nominations, je vais devoir sélectionner les questions pour n’en répondre que 11.
1 Le matin, que faites-vous en premier une fois que vous êtes bien réveillé? (Ameth)
> Machinalement, je me connecte à internet pour consulter mes mails et me connecter sur les réseaux sociaux.
2 De quoi avez-vous le plus peur? (Ameth)
> Très souvent, je sursaute la nuit et vérifie si mon fils respire bien. Oui, j’ai toujours peur qu’il lui arrive quoi que ce soit.
3 Dans quel pays aimeriez vous vivre? (Ameth)
> J’aime beaucoup voyager et découvrir d’autres pays mais je resterai bien vivre à Madagascar
4 Si vous aviez la possibilité de changer les choses dans votre pays, que feriez-vous en premier? (Ameth)
> Je suis du genre à croire que chacun peut apporter un changement (même petit) à son pays sans attendre l’État. Moi, j’ai commencé à ne pas jeter des ordures dans les rues. J’essaie déjà de sensibiliser mon entourage en espérant que petit à petit des gens copient sur moi.
5 Quelle est votre plus grande satisfaction depuis que vous bloguez ? (Émile)
> Il y en a plusieurs. Mais une m’a touchée particulièrement. Une lectrice de Brésil venue passer des vacances à Madagascar a tenu absolument à me rencontrer. Elle m’a même apporté des cadeaux.
6 Pour vous, les blogueurs devraient-ils être soumis aux mêmes standards que les journalistes traditionnels ? (Émile)
> Absolument pas.
7 Quelle méthode pensez-vous efficace pour lutter contre la cybercriminalité ? (Émile)
> A mon avis, pour éviter d’en être la victime, il faut être vigilent sur internet. Je peux citer, par exemple, qu’on doit faire attention à ce qu’on clique sur internet et changer ses mots de passe régulièrement.
8 Pourquoi aimeriez-vous ou non vous engager en politique ? (Émile) Que pensez-vous des politiciens? (Ameth)
> Pourquoi m’engager en politique ne m’intéresse guère? Je prends souvent l’exemple de notre président déchu Marc Ravalomanana. Il a été un riche industriel (Groupe Tiko, Magro, MBS, etc.) avant d’entrer en politique. Maintenant, il a tout perdu. De toute manière, je pense que les politiciens sont des beaux parleurs et des crapules.
9 Quel est votre plus grand regret? (Boukari)
> De ne pas avoir fait des études dans le bâtiment.
10 Quelle est la plus grande plaie de ce monde selon vous? (Boukari)
> L’argent.
11 Quel(s) personnage(s) (historique, politique, culturel) vous inspirent? (Boukari)
> Nelson Mandela
Je décerne un Liebster Blog Award à:
Toliara Tsy Miroro où Andriamihaja trouve plaisir à faire découvrir Tuléar, la région Sud de Madagascar
Blogitude avec les « coups de griffes » de Salma, notre blogueuse du Cameroun
Unité dans la diversité, blog de Nathyk, la voyageuse
La côte d’ivoire au jour le jour! de Suy Kahofi
L’info depuis les villages Maliens, où Boukary Konate nous parle des sociétés rurales au Mali
Lay Andriamialy, un blog qui fait découvrir la vie à Madagascar sous une autre facette: l’humour
Info-Gasikara, le blog de Mamisoa
Besorongola’s Blog [ENG] qui nous partage ses aventures à travers de jolies photos
A day, a quote [ENG], un blog de DagoMC, une passionnée du 9ème art
Mandimby Maharo [ENG - MLG], un blog d’information
Gazety Adaladala [MLG] de Avylavitra, un blogueur qui n’a pas peur de sortir les grands mots pour dénoncer l’injustice
* Il va de soit que vous, amis blogueurs en anglais ou en malgache, vous pouvez y participer dans la langue qui vous sied.
Mes questions:
1. Pourquoi avoir créé ton blog ?
2. D’où te vient l’inspiration ?
3. Qu’est-ce que le blog t’apporte?
4. Quelle est la raison de ton dernier fou rire ?
5. Quel est ton rêve le plus fou?
6. Si demain était ton dernier jour que ferais-tu?
7. Une cause que tu trouves juste ?
8. Quel changement peux-tu apporter à ton pays (au monde)?
9. Qui est la personne qui t’inspire le plus?
10. Quelle est la plus grosse honte de ta vie?
11. Qu’est-ce qui peut te rendre fou de rage?
Présidentielle malgache: Les politiciens jouent avec le pays
Quand est-ce que Madagascar aura une élection présidentielle? Cette question m’a été posée plusieurs fois par des amis de l’étranger. Je répondais toujours en rigolant sarcastiquement: « Jamais » ou « C’est quoi une élection présidentielle? » pour ne pas dire « Euh… je n’en ai aucune idée. Honte à mon pays » . Maintenant je peux avancer des dates: 24 juillet 2013 pour le premier tour (si au départ, l’élection était prévue pour le 8 mai) et 25 septembre pour le second tour. Bon, l’élection présidentielle a bien démarré cette fois. J’ai dit « bien » ? Non, non, pas si bien que ça.
La clôture du dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle a eu lieu le 28 avril. Avec 49 dossiers de demandes de candidature reçus par la Commission électorale spéciale (CES), la Grande Île détient un record.
« J’espère qu’il y aura vraiment élection et en bonne et due forme d’ailleurs. Qu’il y aura plus de 30 candidats, c’est la démocratie, qu’ils se présentent tous mais l’usage des bulletins uniques sera vraiment drôle. »
Un commentaire lu sur le billet « Seras-tu le prochain Président de la République de Madagascar? »
Avec 49 prétendants à la présidentielle, la démocratie est-elle bien représentée? Sauf que je pense qu’un tel engouement pour la magistrature suprême est plutôt signe de soif de pouvoir et sûrement pas pour sortir le pays de la crise et de la misère. J’espère me tromper.
Jeudi 2 mai: les forces de l’ordre ont fait savoir qu’en cas de troubles lors de la sortie de l’annonce des candidats éligibles à l’élection présidentielle, elles sont prêtes à réagir. Je me suis dit qu’une telle annonce cache une surprise. Serait-ce le refus de la candidature de Lalao Ravalomanana, épouse du président déchu Marc Ravalomanana? Et éventuellement celui de Didier Ratsiraka, ancien président malgache de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002. Ces deux candidats ne remplissant pas la condition concernant l’obligation de résider dans la pays pendant au moins 6 mois.
Vendredi 3 mai: c’est la publication de la liste officielle. Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka figurent parmi les 41 candidats autorisés par la CES. La surprise a été toute autre. C’est la candidature « en catimini » de l’actuel Président de la Transition Andry Rajoelina en dépit de son engagement à ne pas se présenter. C’est le énième changement d’avis de Andry Rajoelina depuis le tout début de cette crise malgache.
Voici son explication:
« Je me suis dit que c’était une élection libre, donc pourquoi je ne me présenterais pas? Maintenant que la Cour Électorale spéciale a validé la candidature de tout le monde, il faut laisser au peuple malgache de choisir celui ou celle qui dirigera la destinée de Madagascar ».
La candidature de celui-ci n’est pas le réel problème, mais c’est surtout le mystère autour du dépôt de son dossier auprès de la HCC. Quand est-ce qu’il l’a fait? L’erreur faite par la CES dans la publication officielle n’est d’ailleurs pas passée inaperçue.

Capture d’écran de la publication de la CES
La CES justifie sa décision d’accepter la candidature de Andry Rajoelina par le fait que tout citoyen est libre de participer aux élections. Quant aux cas de Lalao Ravalomanana et de Didier Ratsiraka, la Cour estime que l’obligation de résider 6 mois à Madagascar ne s’applique pas à ces derniers parce qu’ils ont été forcés à l’exil.
« Laissons la place aux jeunes! » , dixit Andry Rajoelina, le benjamin de cette course à la présidentielle. Et comme on dit la jeunesse va de 7 à 77 ans, DidierRatsiraka, à 76 ans, n’en est pas loin. Mais le problème souvent avec la jeunesse c’est le manque de maturité. En tout cas, c’est l’image que laissent apparaître les politiciens malgaches.
QUELQUES RÉACTIONS DES INTERNAUTES:
#Madagascar c’est bel et bien un dessin animé
— Ryan Makao (@rymakao) 3 mai 2013
Tant qu’on y est pourquoi ne pas annoncer les résultats avant les élections #Madagasikara #Madagascar #MDG2013
— Haja Rasambainarivo (@rashaja) 3 mai 2013
Pourquoi avoir caché la candidature de #Rajoelina ? La transparence commence bien pour ces élections #Madagascar#mdg2013 #mg2013
— Vero Nirina (@VeroNirina) 3 mai 2013
Nos politiciens sont des gamins ! Welcome to #Madagascar
— Malgachie (@Malgachie) 3 mai 2013
#Madagascar Tant d’efforts, tant d’espoirs… Pourquoi faut-il que la déraison à chaque fois reprenne le dessus?
— Jean-Marc Châtaigner (@Jmchataigner) 3 mai 2013
#Madagascar, le grand guignol continue. 2 candidatures non conformes aux textes électoraux (Mme RA8 et Amiral), candidature surprise de TGV.
— Daniel CRETIEN (@credan6399) 3 mai 2013
Madagascar: Le shopping se passe sur Facebook
Depuis mi-2012, j’ai remarqué l’arrivée d’une activité grandissante à Madagascar, surtout dans la capitale: la vente sur Facebook.
J’ai fait une petite recherche sur Facebook en tapant les mots suivants : shop, fashion, mode, tendance, chic, mora (bas prix), friperie, etc. J’ai pu relever 175 boutiques : 144 sont dans l’habillement et accessoires (dont 30% vendent des friperies) ; le reste se partage entre téléphonies mobiles, matériels informatiques, boissons alcooliques, ustensiles de cuisine… Je suis sûre qu’il y a encore bien d’autres comptes que je n’ai pas pu répertorier.
Une vendeuse en ligne nous fait part de ses expériences
Pour Sabrina Houssen, vendre sur Facebook est une activité secondaire.
« Au début je commençais par vendre des articles de friperie. Au fur et à mesure, j’ai travaillé avec des fournisseurs de l’extérieur et de là a commencé notre penchant pour la vente d’articles de marque neufs dans tous les domaines : habillements, accessoires, parfumeries, articles ménager… bref tout ce qui concerne la femme », raconte-t-elle.
Au fait, comment se déroule la vente en ligne ?
Dans d’autres pays, on ajoute le produit au panier, on paie par carte, on entre son adresse et on attend la livraison. Ici à Madagascar, seuls très peu de magasins en ligne ont ce système et le paiement se fait par Mobile Payment.
Le vendeur publie la photo de leurs produits sur Facebook. Les clients confirment leur désir d’achat en mettant « je prends » ou « j’achète » en commentaire ou en message privé. Ensuite, le vendeur et l’acheteur se conviennent d’une date et d’un endroit, souvent en centre-ville, pour la livraison.
Les avantages de la vente sur Facebook :
Ce système a été conçu pour aider les personnes qui n’ont pas le temps de faire le tour des centres commerciaux pour des raisons diverses : travail, études, etc. « Je n’ai pas besoin de me déplacer vu que je n’ai pas trop de temps pour faire les magasins et aller au marché. Ça me facilite nettement la vie », confirme Maman’i Maya, une shoppeuse en ligne.
« C’est un vrai gain de temps et une tranquillité d’achat pour ceux ou celles qui n’apprécient pas trop la foule et le bruit », ajoute Sabrina Houssen.
« Pour une personne comme moi qui n’est pas trop fan de shopping, c’est le meilleur moyen d’acheter des choses et de se faire commander des produits à l’étranger », confie Fandza Aina.
Ce que j’ai apprécié aussi, c’est le fait de pouvoir dénicher des produits qu’on ne trouve pas forcément dans les magasins. J’ai, par exemple, acheté un Nicer Dicer Plus (découpe tous légumes). Sur Facebook, j’ai également déniché quelques vendeurs qui proposent des vêtements de grande taille.
Justement, j’ai une petite anecdote à ce sujet. Un jour, voulant acheter un jean slim, je suis entrée dans un magasin et ai demandé du 42 ou du 44. Devinez à quelle réponse ai-je eu droit ? « Ces tailles là, jamais on n’en vendra, jamais ! ». Imaginez le ton froid avec lequel la vendeuse a dit ça. Du coup, ces sites de vente ligne m’ont tout simplement ravie.
Les problèmes de ce nouveau système :
Le problème des vendeurs réside surtout dans les clients poseurs de lapins. Sabrina Houssen a aussi mentionné l’histoire d’une jeune femme qui s’est faite agressée en faisant une livraison. Les vendeuses se sont fait passer le message. Certaines ont décidé de ne plus livrer les marchandises, d’autres ne le feront que dans des lieux publics.
Du côté des acheteurs, certains produits vendus en ligne doublent de prix comparés à ceux en magasins. Maman’i Maya en a fait la remarque.
« La vente de vêtements/chaussures/accessoires envahissent Facebook; cela devient un peu irritant quand même », dit Fandza Aina.
Ce qui énerve les gens ce sont surtout les photos des produits où ils sont tagués (identifiés) par les vendeurs, sans qu’ils ne soient au courant. J’ai trouvé une petite astuce pour remédier à cela : dans les paramètres du journal, il suffit de cocher « oui » à « Examiner les publications dans lesquelles vos amis vous identifient avant qu’elles n’apparaissent sur votre journal ».
Est-ce que ce business marche ?
L’affaire semble plutôt marcher pour Sabrina. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Tandis qu’il y a certains comptes qui atteignent plus de 2.000 amis, d’autres n’en ont qu’une petite dizaine. Beaucoup n’ont même pas survécu plus de deux mois. Erreur de calcul au départ, peut-être ?
Il faut dire que c’est plus ou moins facile de se lancer dans ce business. On ouvre un compte. (Normalement, on devrait créer des pages suivant les conditions d’utilisation de Facebook: « Inscription et sécurité des comptes » Art.4). On achète des produits. On les revend. Il n’est même pas nécessaire d’avoir un magasin puisque les marchandises sont livrées. Et il n’y a pas de formalités à suivre, pas d’impôts à payer (pour le moment).
Même s’il y a déjà pas mal d’acheteurs, il y a ceux qui, comme McDago Diana, n’y ont pas encore trouvé leur intérêt et ceux qui préfèrent aller en magasin. « Je dois regarder, toucher, essayer les choses avant de me décider à acheter ou pas », explique Faniry Baholy.
Allez, que vous adoptiez cette nouvelle mode ou que vous préfériez le faire à l’ancienne, je vous souhaite un BON SHOPPING!
Une fillette qui ne lutte pas seule contre son cancer
Voici ma participation pour le Blog Action Day. 15 octobre, c’est une journée spéciale où tous les blogueurs sont invités à poster sur un même thème qui est « Power of We » (Travailler ensemble) cette année.
C’est une belle occasion de parler du « Fihavanana« , un mot qu’on a un peu du mal à traduire puisqu’il s’agit d’une valeur qui est propre à la culutre malgache. Il englobe en même temps l’amitié, l’amour, l’entraide, la solidarité. Mais ça peut être aussi le respect, la compassion. J’ai lu un billet très intéressant qui en parle ici.
Ma grand-mère me racontait qu’auparavant le Fihavanana était un lien social très fort où, par exemple, tous les villageois pouvaient s’unir pour construire la maison d’un voisin, qu’ensemble ils travaillaient les rizières…
Le Fihavanana est-il encore d’actualité? Il y a un proverbe ancestral qui me vient à l’esprit. « Trano atsimo sy avaratra, izay tsy mahalen-kialofana » (deux maisons voisines, on s’abrite dans celle où on se sera pas mouillé). Combien parmi nous avons porté secours à des personnes en difficulté?
Il y a en bas de chez moi des sans abris, et ô combien j’aimerai leur venir en aide, je n’ai malheureusement pas les moyens.
Et encore un proverbe malgache qui dit « Ny herikerika mahatondra-drano » (Les petites pluies peuvent entrainer une inondation). Une succession de petites et modestes entraides permet au final de faire bouger les choses. C’est ce que la famille de Joséphine est en train de vivre actuellement; comme quoi le Fihavanana existe encore.
L’hisoire de Joséphine

Joséphine
Photo: Avylavitra
RALIVAO Fitahintsoa Joséphine, une fillette d’à peine 17 mois, a été diagnostiqué d’un cancer. Elle vient d’une famille très modeste de Fianarantsoa.
J’ai entendu parler de l’histoire de Joséphine grâce à un ami blogueur et sa femme qui ont pris cette gamine sous leur aile. Comme les couts médicaux sont extrêmement chers, la famille de Joséphine est à la recherche de dons pour sauver la petite.
Selon mon ami blogueur, ils ont fait appel auprès des associations malgaches qui militent contre le cancer et la protection de l’enfance. Mais aucune suite favorable n’a été reçue.
On ne pouvait malheureusement pas attendre car chaque jour de plus comptait. Joséphine devait à tout prix être hospitalisée. Très vite, on a alors eu l’idée de partager l’histoire de Joséphine sur les réseaux sociaux et les blogs. Des journaux en ont également parlé.
Et aussi incroyable qu’il puisse paraitre, beaucoup ont été touché par l’histoire de Joséphine. Grâce au soutien de TOUS, cela fait presque un mois que Joséphine a eu l’opportunité d’être hospitalisée où elle a pu faire des analyses, des pansements, des séances de chimiothérapie… Elle n’est pas encore sortie d’affaire, mais son état s’est beaucoup amélioré. Son combat n’est pas terminé, elle attend encore beaucoup de NOUS.
Une page est dédiée à Joséphine sur Facebook pour ceux qui souhaitent la soutenir et suivre son histoire.
Une nouvelle vie avec Opération Smile
66 volontaires composés de médecins, chirurgiens, dentistes, infirmiers…, tous membres de l’OSSA – Opération Smile South Africa – sont actuellement à Antananarivo. En collaboration avec le Lion’s Club Antananarivo, ces volontaires venant d’Afrique du Sud sont ici pour l’Opération Smile Madagascar 2012 qui consiste à opérer gratuitement des personnes souffrant de fentes labiales et palatines.
Les 9 et 10 Août derniers, plus de 250 enfants ont été dépistés. Du 13 au 17 Août, environ 150 enfants ont bénéficié d’une chirurgie gratuite.
“L’équipe a été très occupée à Madagascar! Au cours des deux derniers jours, nous avons déjà opéré 60 patients et ne sommes pas encore à mi-chemin de notre mission de la semaine! Comme toujours, nous sommes très reconnaissants pour tous les formidables soutiens que nous recevons. Merci à tous et à chacun – nous ne pourrions pas le faire sans vous!”, a publié OSSA sur leur page Facebook [EN] mercredi matin.
Hotel Carlton Madagascar, un des partenaires de l’Opération Smile, a fait appel aux membres de ICE English Club pour ceux qui ont bien voulu faire du bénévolat durant la mission 2012. Je comptais parmi les volontaires le 10 Août. Nos tâches consistaient à remplir les fichiers des personnes à dépister. Sinon, on servait aussi d’interprètes car les membres d’OSSA ne parlent pas malgache.
J’ai pu remarquer qu’une grande majorité des parents qui ont emmené leurs enfants à l’HJRA – Hopital Joseph Ravoahangy Andrianavalona – étaient des paysans agriculteurs-fermiers. Ils venaient des zones suburbaines d’Antananarivo souvent après avoir fait un long trajet de marche ou en taxi-brousse. J’ai entendu certains dire que l’Opération Smile est un réel espoir pour leurs enfants qui ont un bec-de-lièvre.
Certaines personnes de mon entourage ne comprennent pas pourquoi je tiens à « perdre mon temps » dans du bénévolat qui ne me rapporte pas d’argent. Ma contribution est moindre comparée aux savoir-faire, temps, et dévouement des membres de l’OSSA mais ça a été un réel plaisir pour moi d’avoir apporté ma petite part de brique. C’est une vraie compensation de savoir qu’en offrant un nouveau sourire à ces enfants nés avec un bec-de-lièvre, on leur offre également une nouvelle vie.
Quelques uns de mes amis malgaches bénévoles à l’Opération Smile Août 2012 ont bien voulu partager pourquoi ils ont consacré un peu de leur temps pour ce projet humanitaire.
Aimée Rakoto:
C’était une opportunité pour moi de partager mes connaissances et d’en avoir de nouvelles. En plus, j’ai rencontré des gens nouveaux et en même temps, j’ai développé mon estime de soi et ma confiance en moi. J’ai également acquis de nouvelles expériences et ai servi non seulement ma communauté mais aussi mon pays.
Tahiana Rakotoharinavalona:
La principale raison de ma participation est la satisfaction d’avoir aider des gens, surtout des enfants, de faire briller leur vie même si ce que j’ai fait n’est qu’un grain de sable (comparé au travail qui doit être fait).
Aussi, j’ai voulu vivre cette ambiance spéciale qui ne peut être ressentie que dans le volontariat, et encore une fois, c’était exceptionnel! C’est difficile de trouver les mots pour l’expliquer mais si voulez le connaitre, vous devriez le voir par vous-même. Merci Opération Smile!
Maharavo R. Ambinintsoa:
La raison pour laquelle j’ai pris part à cet événement est très simple. J’aime aider les autres et par dessus tout, je l’ai fait de mon propre gré. Tant que je peux aider quelqu’un, je le fais.
Un jour, quelqu’un m’a dit que s’il y a deux personnes debout, je dois être l’une d’elles; et si l’une d’elles n’abandonne pas, cette personne devra être moi.
OSSA prévoit de faire deux interventions par année à compter de 2013: une à Antananarivo et une autre à Toamasina. Prochain rendez-vous pour la capitale: Mars 2013.




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